Face à la double option quee l'alliance du Sinaï présentait, Israël fit le plus souvent le mauvais choix.
"Dès sa promulgation, tu adoras le veau d’or. Moïse dut briser ces deux tables données par Dieu pour signifier la rupture de l’alliance.
L’Eternel lui annonça qu’après sa mort ton peuple la transgresserait à nouveau :
Le Seigneur dit à Moïse : Tandis que tu te reposeras avec tes pères, ce peuple se laissera débaucher par les divinités du pays barbare où il va pénétrer ; et il m’abandonnera et il brisera l’alliance que j’ai conclue avec lui. (Deutéronome 31, 16)"
L’exil vint sanctionner le comportement général des enfants d'Israël par rapport à l’alliance du Sinaï depuis la sortie d’Egypte :
La maison d’Israël et la maison de Juda ont rompu l’alliance que j’avais contractée avec leurs ancêtres (Jérémie 11, 10).
L'exil exprimait la rupture de l’alliance avec Abraham, l'alliance de la Geoulah. Le livre souligne la sévérité du jugement :
"L’une des pertes les plus dramatiques que tu subis fut le privilège de posséder la parole divine. D’elle tu ne pouvais plus te référer qu’au passé, ou, par un mouvement d’espoir, au futur."
La lumière qui brillait sur la période d’exil n’était que celle des hommes et non plus celle de Dieu :
"Pendant toute cette période, Israël, tu perdis ton identité véritable, ou, tout au moins, tu l'enfouis au tréfonds de toi-même. En vérité, tu n’as jamais encore été toi-même. Tu as vécu une interminable crise d’adolescence."